Inscription à la newsletter.Restons en contact


Recherche

Responsabilité sociétale des entreprises

RSE et développement durable : Le réseau des journalistes en environnement prêt à accompagner la Sonatel

Convention SGO/Communes de Khossanto et de Sabodala : 600 millions FCFA pour des infrastructures

RSE Réparation du préjudice causé par le 3e tronçon Diamniadio-Aibd : Le village de Yam bénéficie d’une école et des moulins

Mamadou Talla préconise une connexion formation-secteurs prioritaires

Industries extractives: atelier sur la responsabilité sociétale des entreprises, lundi


Rapport 2014 de la Cour des comptes : Les magistrats décèlent plusieurs manquements



La cérémonie de remise du rapport public général 2014 au président de l’Assemblée nationale s’est articulée autour de deux titres : le premier est relatif à la synthèse de l’exécution du contrôle des lois de finance pour 2013. Le deuxième regroupe des observations sur la gestion des administrations, entreprises et autres organismes publics.

Mamadou Hady Sarr, premier président de la Cour des comptes, accompagné d’une forte délégation, a sacrifié hier à une pratique républicaine consacrée par l’article 8 alinéa 9 de la loi organique numéro 12 23 du 25 décembre 2012, qui lui fait obligation de remettre son rapport public au président de l’Assemblée nationale, après avoir fait de même avec le président de la République. «La cérémonie permet aux membres des chambres réunies de recevoir un réconfort et un réarmement moral, en raison des connaissances profondes de notre mission qui demeure une fonction délicate et nécessaire, voire incontournable mais souvent très mal perçue », a dit le magistrat. Selon Mamadou Hady Sarr, il s’agit de défendre les idéaux de la bonne gouvernance tout en veillant à la promotion de l’éthique, de la transparence et de la reddition des comptes. Le rapport public général 2014 objet de la rencontre d’hier est articulé autour de deux titres : le premier est relatif à la synthèse de l’exécution du contrôle des lois de finance pour 2013. Le deuxième regroupe des observations sur la gestion des administrations, entreprises et autres organismes publics. Elle concerne l’aide à la presse, la Caisse des dépôts et consignations, la Société nationale des habitations à loyer modéré (Snhlm) et l’Institution de prévoyance retraite Sénégal (Ipres). Selon Mamadou Hady Sarr, premier président de la Cour des comptes, le contrôle de l’exécution des lois de finances pour la gestion 2013 fait ressortir des constations suivantes : un solde budgétaire global positif et une masse importante de recettes à recouvrer. « Nous avons constaté depuis un certain nombre d’années que la masse des recettes à recouvrer augmente au fil des ans. Il est également noté un non-respect de la limite autorisée pour les virements de crédits et des dépassements irréguliers sur les crédits limitatifs », a-t-il dit.

Selon le magistrat, les contrôles ont permis de relever des manquements sur « le non-respect des diapositifs légaux relatifs à l’aide à la presse, des lacunes du cadre juridique de la gestion et du suivi de l’aide à la presse, des difficultés de mobilisation des ressources évaluées à la Caisse des dépôts et consignations, des insuffisances dans le dispositif des rachats de créances par la Caisse des dépôts et de consignation, un défaut d’accompagnement de la Snhlm par l’Etat ». Il a été noté dans ce même ordre d’idées des insuffisances dans la gestion des programmes immobiliers et dans la prise en charge des préjudices subis par certains immeubles de la Snhlm. La Cour a également mis en relief « des excès dans l’utilisation des frais généraux».

Le non-respect des dispositions légales en matière d’acquisition de terrains dénoncé

Durant l’année 2014, la Cour a continué de se mobiliser autour des tâches et des fonctions soumises à sa charge. C’est ainsi que les rapports portant sur l’exécution de la loi de finance de l’année 2013 a été produit et déposé à l’Assemblée nationale avant le 31 décembre 2014. «Cette réussite est le fruit d’une collaboration entre le ministère de l’Economie et des Finances et la Cour des comptes. La Cour travaille sur des matières premières qui lui sont fournies par le ministère de l’Economie et des Finances », a dit Mamadou Hady Sarr, premier président de la Cour des comptes. La Cour a poursuivi avec détermination la mise en œuvre du plan d’apurement des comptes de l’Etat et des collectivités locales. Dans cet ordre, le résultat du rapport dénonce vigoureusement le non-respect des dispositions légales en matière d’acquisition de terrains, notamment ceux relatifs à la mutation et l’obligation de mise en valeur. Des cas de violations du Code des marchés publics sont notés. Les magistrats soulignent «des abus dans les appuis institutionnels ainsi que l’exécution de dépenses sans aucun lien avec les missions des entités publiques, des retards dans l’approbation des budgets et des états financiers». Mamadou Hady Sarr note également pour le déplorer « l’octroi d’avantages aux présidents de conseils d’administration et aux administrateurs des sommes non prévues par les dispositifs réglementaires».
Moustapha Niasse magnifie le rôle de l’Institution
Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, s’est réjoui de «la remise solennelle du rapport général public 2014 qui obéit à des dispositions légales ». Il s’agit d’un rituel républicain, mais aussi d’une occasion qui instaure des moments d’échanges fructueux pour baliser et ouvrir des pistes nouvelles, a dit M. Niasse. La deuxième personnalité de l’Etat rappelle «la place prépondérante qu’occupe la Cour des comptes au sein de notre institution républicaine, juridiction financière et institution supérieure de contrôles des finances publiques et des comptes publiques ». Le président Léopold Sédar Senghor définissait l’Etat moderne par les trois critères suivants : « des finances saines, une administration organisée et une justice indépendante ». Le président Macky Sall s’est inscrit dans le même sillage avec la même philosophie et le même souci de rigueur, lance Moustapha Niasse.

S’adressant toujours aux magistrats, le président de l’Assemblée nationale affirme : « Vous veillez à la transparence et à la sincérité de la gestion des finances publiques et à l’amélioration des méthodes et techniques de gestion des organismes publics, à l’évaluation des politiques et programmes publics, à la sauvegarde du patrimoine public».

Tout cela participe à l’édification d’un Etat de droit dans le but de préserver les ressources de la nation. « Ces ressources qui constituent l’argent public sont sacrées car elles proviennent de l’effort demandé à chaque citoyen et à chaque citoyenne sur la prise en charge des aspirations des populations, pour soulager les souffrances, corriger les inégalités et financer les programmes successifs de développement, surtout dans les domaines prioritaires de la santé, de l’éducation et de la solidarité », rappelle Moustapha Niasse.

Un recrutement massif de magistrats pour renforcer la Cour des comptes
Le nouveau cadre de la Cour ouvrira le recrutement de magistrats suivant la prévision du plan stratégique. D’ores et déjà, le Premier ministre a annoncé un premier recrutement de quinze magistrats. Ce renforcement annoncé consolide les moyens d’actions de la Cour. «Il permettra à la Cour d’asseoir le plus grand professionnalisme aussi bien dans son plan stratégique que dans l’agenda international des institutions supérieures et de contrôle des finances publiques. Cela permettra au suivi et à l’atteinte des objectifs du millénaire», a dit Mamadou Hady Sarr. Il s’est, par ailleurs, réjoui que l’Assemblée nationale partage la mission des magistrats «avec sollicitude ». En effet, elle a examiné et adopté sans débat le projet de loi organique abrogeant et remplaçant la loi organique portant le statut des magistrats de la Cour des comptes. «Je voudrais, au nom des magistrats tous grades confondus, adressé nos sincères remerciements à tous les membres de l’Assemblée nationale », a dit Mamadou Hady Sarr. «Cette loi est d’une importance capitale, car elle permettra, à coup sûr, à la Cour des Comptes d’occuper sa place faîtière dans le système de contrôle de l’État du Sénégal. Cela a été un souci majeur de M. le Président de la République », rappelle Moustapha Niasse dans son discours.

Oumar BA


Gestion des fonds publics : Plusieurs mesures recommandées
Après avoir remis le rapport général 2014 au président de la République et au président de l’Assemblée nationale, les membres de la Cour des comptes l’ont présenté à l’opinion. Ledit rapport fait état de plusieurs « dysfonctionnements dans la gestion de certaines entreprises et organismes publics ». La Cour recommande une série de mesures pour tendre vers une bonne gestion des fonds publics.

Ce rapport de 198 pages a été partagé avec la presse hier après-midi. Concrètement, la Cour des comptes, par la voix de son rapporteur général, par ailleurs président de la Commission de discipline financière de la chambre, Oumar Ndiaye, a noté des dysfonctionnements dans la gestion du budget, des impôts directs, sur l’exécution de la loi des finances, dans la gestion de l’aide à la presse (de 2008 à 2010). Aussi, la Caisse des dépôts et consignations, la Société nationale des habitations à loyer modéré (Sn-Hlm), l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) n’ont pas été épargnées.

Ainsi, la Cour recommande au ministère de l’Economie et des Finances de veiller à « mieux maîtriser ses prévisions de recettes fiscales » et lui demande de « retracer explicitement dans le tableau d’équilibre de la loi de finances de l’année le déficit budgétaire prévisionnel ». Il est aussi recommandé de corriger le dysfonctionnement lié au logiciel Aster dans les meilleurs délais, de prendre les dispositions requises pour déterminer les modalités d’application du transfert du recouvrement d’impôts directs d’Etat afin de parachever la réforme, de produire, à l’avenir, la situation détaillée des prêts rétrocédés et de respecter la limitation des virements de crédits au 1/10 des dotations…

S’agissant de l’aide à la presse, la Cour demande au ministre en charge de la Communication de veiller « au respect des critères d’éligibilité et de modulation applicables à la répartition de la subvention », d’initier, le cas échéant, une réflexion sur ces critères et aussi de mentionner sur les décisions d’octroi de la subvention à la presse les noms des directeurs de publication et la composition des équipes rédactionnelles des organes bénéficiaires, de procéder, chaque année, à la publication de la décision de répartition des fonds aux organes de presse.

Il est également demandé au ministère de la Communication de prendre les dispositions nécessaires en vue de la réglementation de la destination de l’aide, de rappeler l’exigence de produire un compte d’emploi de la subvention allouée…. Quant à la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), l’organe de contrôle recommande un contrôle périodique de la situation des fonds encaissés et du portefeuille ainsi que la bonne tenue des écritures de la Cdc.

Pour le cas de l’Ipres, la Cour recommande au ministère de l’Economie et des Finances de veiller à la mise en œuvre effective du transfert des excédents disponibles du Fonds national de retraite (Fnr) à la Cdc. Interpellé sur le suivi de ses rapports et les personnes incriminées en chef, le premier président de la Cour a indiqué que les conclusions et recommandations des rapports de la Cour des Comptes sont bel et bien suivis d’effets, mais qu’elles portent sur des opérations et non sur des auteurs. Mieux, « plus de 70% de nos recommandations passées sont mises en œuvre », a certifié, Oumar Ndiaye.

Amadou DIOP
Le soleil


Lu 78 fois

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 47

MAGAZINE TV SUR LES ENTREPRISES AU SENEGAL | Agences-Directions | Marketing | Communication | Management | Vente | Ressources Humaines | Formation | Exportations | Environnement des entreprises | Espace salariés | Genre-Entreprenariat féminin | Contributions | Responsabilité sociétale des entreprises | Assurances | Politique | Société | Médias § People | Sports | Web TV | International | EnglishNewsMag | Immobilier

Location meublée à Dakar : SUPERBE MEUBLÉ,4 PERS,WIFI,TV ORANGE,CLIMATISATION

Contact: Patrice: 0781902232 France

Location meublée à Dakar : SUPERBE MEUBLÉ,4 PERS,WIFI,TV ORANGE,CLIMATISATION
- Votre Logement meublé de 96m2 est totalement climatisé (très important pour la région)
- votre logement est tout équipé neuf avec :
- wifi Orange par la fibre très rapide
- télévision led 127 cm
- abonnement tv d orange et canal+ comprenant le bouquet sport et ciné cinéma
- four avec broche et 4 feux gaz.
- réfrigérateur tout et partie congélateur
- 2 balcons
- femme de ménage: mercredi et samedi

Le logement est situé dans un quartier calme, commerces et plages à proximité, restaurants


Le logement

Vous apprécierez votre logement car il est totalement climatisé et situé dans un endroit stratégique de la ville, non Loinn des commerces de proximité et des endroits de visite et de villégiatures.
De nombreux restaurants à la cuisine typique, deux casinos, des plages, des marchés traditionnels, le port de pêche, les ateliers d art africain vous attendent.
À visiter : le lac rose, l île aux esclaves, les monuments de centenaire, les marchés locaux, le port de pêche, nombreuses activités.

Accès des voyageurs

Le logement est loué entier

Échanges avec les voyageurs


Je suis disponible à tout moment
Contact: Patrice: 07 81 90 22 32 France
N hésitez pas :)))


L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31