Masse pondérale des lutteurs : le Pr. Raymond Diouf tire la sonnette d’alarme



Dakar, 16 mai (APS)- Le professeur Raymond Diouf, un membre de la commission médicale du Comité national de gestion (CNG) de la lutte, a appelé les lutteurs sénégalais à surveiller leur masse pondérale, expliquant, en parlant du cœur, qu’’’une voiture 4x4 ne peut pas marcher avec une moteur de deux de chevaux’’.

‘’Nous savons ce que peut supporter un cœur qui est une pompe. Une voiture 4x4 ne peut pas marcher avec un moteur de deux chevaux. Elle ne fonctionnerait pas. L’entrainement fait disparaître beaucoup de choses comme la masse graisseuse’’, a prévenu ce professeur agrégé de médecine, dans un entretien paru jeudi dans le quotidien sportif ‘’Sunu Lamb’’.

Parlant de certains lutteurs dont la masse corporelle augmente très vite, il a déclaré : ‘’On ne peut pas prendre autant de poids en un laps de temps. C’est impossible.’’

‘’Comment pouvez-vous imaginer que quelqu’un qui fait 1m 90 veuille peser 200 kg ? Et en moins de six mois. Ils diront ensuite qu’ils ne se dopent pas. Mais nous sommes des scientifiques’’, a-t-il poursuivi, soulignant qu’au Japon les pratiquants du sumo, la lutte japonaise, ont fait leur choix dès le départ.

‘’Tout le monde sait qu’ils ne dépassent pas cinquante ans. Ils ont choisi d’être des dieux sur terre. Il ne faut pas qu’on arrive à ça. Dans quelques années, tous ces gens vont avoir des problèmes articulaire, musculaire, cardiaque, rénal’’, a-t-il alerté.

Il a salué les tests anti-dopage annoncés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le prochain tournoi éponyme, à Dakar. ‘’ Et heureusement que ça va être pris en charge par la CEDEAO. Il faut au minimum 350 000 FCFA par test. Ce qu’on va, peut-être, faire, c’est un tirage au sort par catégorie. Il faut du matériel de prélèvement, les envoyer avant de les analyser. Les tests sont des tests au niveau des urines’’, a-t-il précisé.

Le Pr. Diouf, premier responsable de la lutte sans frappe au Sénégal, a déploré ce qui passe dans la lutte avec frappe.

‘’Le promoteur de lutte cherche des bénéfices, et ce qui peut amener de l’argent, ce sont les sponsors. Il faut qu’on trouve les moyens de les intéresser. Celui qui connaît la lutte préfère voir cent combats que de voir deux combats qui durent deux secondes. Tant que la lutte va durer, elle ne sera pas exportable, à moins qu’on arrive à faire deux à trois rounds’’, a-t-il averti.

SKS/ASG

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