Environnement : Ces entreprises qui polluent la baie de Hann



Les principaux pollueurs de la baie de Hann sont les entreprises. Elles devraient se mettre aux bonnes pratiques environnementales, dans le cadre de la Responsabilité sociétale des  entreprises.
Face à l’environnement dégradé de la commune de Hann Bel-Air, exposée à différentes sources de pollution industrielles et humaines, il y a urgence. Les entreprises installées dans la zone peuvent se conformer aux normes de qualité Iso 9001 et Iso 14 001 sur l’environnement, recommande le Pr Adams Tidjani, responsable du Master Environnement à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Se prononçant sur le thème de la responsabilité sociétale des entreprises (Rse), lors d’un panel organisé au cours du Festival sur l’environnement  par les Frères Guissé, Pr Tidjani estime que la principale pollution de la baie de Hann est le fait des entreprises qui dégagent toutes sortes de déchets dans l’environnement ainsi que des effluents dans l’air.
Il leur demande de mettre en application les bonnes pratiques. Pour autant, a-t-il précisé,  la responsabilité sociétale est une démarche volontaire tout comme la certification aux normes Iso. Une société comme la Sénégalaise des eaux (Sde) a pris les devants et reste l’unique société de son genre en Afrique à se conformer aux normes Iso (9001, 14001, Osaf) », déclare Cheikh Tidiane Fall, directeur de la communication de la Sde. Sa société a initié plusieurs actions dans ce sens en accompagnant des communes telles que Gorée et Fatick, mais aussi en distribuant 250.000 livres aux populations du Sénégal. Dans cet ordre d’idées, la Sde a contribué à la plantation de 100.000 arbres fruitiers au bord du lac de Guiers. Au plan interne, cette démarche Rse s’est traduite par l’amélioration de la situation sanitaire des employés et une prise en charge des retraités, afin de les rendre moins vulnérables après leur retraite.
Chaque citoyen se doit d’avoir un comportement citoyen en éteignant les lampes et les postes de télévision à la fin de chaque usage. Mais aussi faire le tri des déchets (épluchures d’oignon, de pommes de terre) pour en faire, au besoin, de l’engrais. Selon le Pr Tidjiani, les modes de consommation et de production actuelles dans le monde ne profitent pas à l’environnement. Pour le Dr Cheikh Mouhamed Fadel  Kébé, il est urgent de trouver des « solutions adaptées » à nos réalités.
Et dans ce sens, il estime que les énergies renouvelables constituent une chance pour tous les Africains. Le Dr Djiby Diakhaté, modérateur du panel, appelle à la mobilisation. Car, selon lui, c’est notre survie qui est menacée en ce moment. 

Maguette NDONG
Le Soleil

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