Statistiques Economiques : Le Sénégal prévoit une croissance de 4,4 % en 2012



Statistiques Economiques : Le Sénégal prévoit une croissance de 4,4 % en 2012
En 2011, la croissance économique devrait s’établir à 4 % pour atteindre 4,4 % en 2012, selon la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (Dpee). Elle a présenté, hier, la situation économique nationale caractérisée par une faible inflation, mais aussi un endettement soutenable qui pourrait beaucoup contribuer à la réalisation des perspectives. 
Les incertitudes pesant sur l’économie mondiale et les autres contraintes liées notamment à la problématique de l’énergie ont miné le terrain, mais n’ont pas pour autant freiner le dynamisme de l’activité économique fortement supportée, en 2011, par l’investissement public et privé, ainsi que la demande extérieure. Cela va contribuer au maintient, en 2011, de la croissance à un niveau acceptable de 4 %, contre 4,1 % en 2010. Ce taux sera obtenu grâce à la bonne tenue des secteurs primaire et secondaire. C’est ce qu’indique la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (Dpee) qui a présenté, hier, la situation économique et financière du Sénégal en 2011 et les Perspectives en 2012. « Au regard des difficultés notées sur l’environnement économique international,  cette croissance de 4 % est tout à fait satisfaisante», estime le directeur de la Dpee, M. Pierre Ndiaye.
L’inflation est ressortie à 3, 5 % à cause de la flambée des cours du pétrole et des produits alimentaires, particulièrement le riz et le blé. Selon la Dpee, les exportations se sont également bien portées dans l’ensemble, et les importations ont aussi beaucoup baissé, en relation avec la hausse des prix sur le plan international. « Au niveau de la situation monétaire, nous avons effectivement enregistré une bonne tenue des principaux agrégats monétaires notamment les avoirs extérieurs, le crédit intérieur, et la masse monétaire », a fait savoir le directeur de la Dpee.

Maîtrise des risques
En 2012, la mise en œuvre du document de politique économique et social (Dpes), la réalisation des projets retenus dans le cadre du Millénium challenge accunt (Mca), et la poursuite de l’ensemble des projets en cours comme l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass, l’autoroute à péage ainsi que les différents projets retenus dans le plan Takkal, devraient contribuer à la réalisation de la perspective de croissance de 4,4 %. Au-delà de cette croissance, l’ambition est également de maintenir, dans le même temps, le ratio d’endettement à des niveaux tout à fait soutenables. « Aujourd’hui, nous avons un ratio de dette qui fait moins de 40 % et le Sénégal continu à dégager un profil d’endettement acceptable ; il est nécessaire que l’on continu à faire en sorte que le niveau de la dette puisse être toujours soutenable », souhaite le directeur de la Dpee.
Toutefois, l’atteinte des projections pour 2012, selon la Dpee, est assujettie à la maîtrise de certains risques liée notamment à la crise de la dette, par exemple.  «Si ça ne va pas d’un côté, cela nous impactera. Nous avons, par exemple, une colonie sénégalaise assez importante à l’extérieur qui fait des transferts assez consistants et s’il y a une crise, cela va affecter les exportations et ces transferts de fonds, donc il y a un risque majeur de ce point de vue là », averti Pierre Ndiaye. Les autres risques qui peuvent aussi constituer de véritables goulots d’étranglement sont le  maintien des niveaux élevés des prix des matières premières notamment ceux des produits pétroliers, la réduction du déficit énergétique.  
Les propositions et recommandations faites à l’issue de la présentation ont été toutes centrées sur le renforcement des efforts des secteurs productifs, le renforcement des infrastructures, et des capacités énergétiques. « Sans énergie, il n’y aura pas d’économie », pense le directeur générale des finances, Mor Sall, qui considère donc le plan Takkal comme un important point à surveiller. Mme Niouka Diouf, ministre conseiller, recommande, pour sa part, la diversification des sources de croissance, mais également l’accélération de l’intégration régionale pour sortir de l’étau de la dépense. « Nous avons des raisons d’être optimiste, mais il faut évoluer sur les secteurs qui sont à notre portée », estime Mme Diouf.

Adama MBODJ


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