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SUPERVISION DES PENSIONS DE RETRAITE : Le Sénégal veut corriger ses défaillances
L’Organisation internationale des superviseurs de pensions (Iops), en partenariat avec la Commission de supervision et de régulation des institutions de sécurité sociale (Cosriss), tient depuis avant-hier, à Dakar, un séminaire sur les systèmes de supervision et de régulation des pensions de retraite. Pendant deux jours, ces experts auront l’occasion de partager leurs expériences.
C’est un constat certainement triste : au Sénégal, la retraite, pour bon nombre de travailleurs, est souvent synonyme de galère et de privations. La modicité des pensions liée à un non-versement des cotisations et à la défaillance du système des pensions en sont les principales causes. Créé par décret en 2003, la Commission de supervision et de régulation des institutions de sécurité sociale (Cosriss), soutenue par la Banque mondiale, a la lourde mission de corriger ces défaillances et dysfonctionnements. Seulement, la tâche de la Cosriss s’avère difficile du fait de son manque d’expérience. A travers le séminaire sur les systèmes de supervision et de régulation des pensions, ouvert avant-hier, la Cosriss entend beaucoup apprendre des autres pays. Appuyé par l’Organisation internationale des superviseurs de pensions (Iops), le séminaire est une occasion de partager des expériences et une opportunité pour des pays encore en retard dans ce domaine, de renforcer leur capacités. Le président de la Cosriss ne se fait pas d’illusions sur ses objectifs. « Ces rencontres nous permettent non seulement de partager des expériences, mais surtout de corriger nos défaillances », a souligné M. Alpha Ndiaye, hier, en marge du séminaire. « Nous avons beaucoup de choses à apprendre de la Grande-Bretagne, de l’Australie, du Kenya, du Nigeria, entre autres pays qui ont accumulé une grande expérience dans la gestion de leurs retraités », a renchéri M. Ndiaye qui souligne que l’Etat du Sénégal a fait de gros efforts pour que ce pays se dote d’un système de retraite performant. En témoigne la mise en place de la Cosriss qui a pour mission d’aider l’Etat à contrôler l’Institution de prévoyance retraite (Ipres) et la Caisse de sécurité sociale (Css). De même, selon le président Ndiaye, l’Etat a injecté à l’Ipres et à la Css respectivement 8,2 milliards et 3,5 milliards de FCfa. « C’était en 2003 où ces deux institutions traversaient des situations catastrophiques ». En plus de sa mission de contrôleur et de superviseur, la Cosriss pilote le programme de réforme de la sécurité sociale, audite, si nécessaire, les finances de l’Ipres et de la Css et fait des études de rationalisation. Membre de l’Iops, la Cosriss a grandement besoin de cette institution qui regorge d’experts avérés pour tout ce qui touche aux systèmes de retraite. La qualité des interventions, hier, de Ross Jones de l’Australie et de Muhammed Ahmad du Nigeria, l’ont éloquemment démontré. Le séminaire prend fin aujourd’hui avec le discours très attendu d’Edward Odundo du Kenya dont le pays dispose de l’un des régimes de retraite les plus performants d’Afrique. Le Soleil Lu 303 fois
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