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Maladies professionnelles : Le ministre Sada Ndiaye favorable à l’harmonisation des textes sur les maladies professionnelles
En ouvrant les travaux de l’atelier Régional des Experts sur les Maladies Professionnelles, organisé par la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (Cipres) le ministre du travail et des organisations professionnelles, s’est dit favorable à l’harmonisation des textes régissant les maladies professionnelles. Cette rencontre qui a été un cadre de réflexion, de formulation et de recommandations, dans la voie de l’harmonisation des pratiques de gestion de nos institutions de sécurité sociale, s’inscrit en droite ligne des priorités assignées aux organes de gestion de ces entités. En ouvrant les travaux de cet atelier qui a regroupé 14 pays d’Afrique de la Cipres, le ministre Sada Ndiaye a souligné que l’émergence d’un cadre juridique communautaire harmonisé, est gage du développement de la coopération Sud-sud et le socle de la viabilité des politiques d’intégration économique et sociale. A cet effet, la tenue du 1er atelier de Brazzaville en 2010, à l’initiative du secrétariat permanent de la Cipres, en collaboration avec la caisse nationale de sécurité sociale du pays hôte, avait permis aux experts et autres responsables de la gestion des maladies professionnelles, de réfléchir sur le thème « Actualisation et harmonisation des maladies professionnelles dans les pays membres de la Cipres» et de partager les expériences. Le ministre a rappelé, en s’en réjouissant, de ce que l’état des lieux ait permis de mettre en exergue un certain nombre de contraintes, «notamment, la réduction du champ de couverture de la sécurité sociale en général et des maladies professionnelles en particulier, au secteur structuré, les nombreuses insuffisances liées à la déclaration et à la prise en charge médicale des sociétaires, l’impasse liée à la tenue des statistiques (outils importants d’aide à la prise de décision), l’insuffisance de médecins du travail et de mécanismes techniques d’appui au diagnostic…». Inadéquation constatée Sada Ndiaye a aussi noté, dans ce chapitre, l’inadéquation existante entre les listes des maladies professionnelles indemnisables et celles auxquelles, sont effectivement exposés les travailleurs et l’inexistence de mécanismes de révision des listes, aux problèmes de procédures de gestion. Fort de ce constat et pour corriger les dysfonctionnements inhérents à une prise en charge efficiente des maladies professionnelles et de la santé et sécurité au travail, qu’a été organisée la 1ère rencontre des experts à Brazzaville. «C’est là, toute la justification du présent atelier de Dakar. A cet effet, et sur la base des conclusions consensuelles, il vous est assigné de privilégier, dans vos travaux, l’harmonisation des normes et des pratiques, en vous inspirant de celles qui auront été suffisamment éprouvées mais surtout, d’étendre cette harmonisation ou cette uniformisation, aux différents outils et supports de management des maladies professionnelles». Le ministre a ajouté qu’il ne fait aucun doute que ces conclusions que son département attend avec grand intérêt, ne manqueront pas de répondre aux termes de référence et aux attentes. Auparavant, le secrétaire permanent de la Cipres, Innocent Makoumbou avait fait savoir que la Cipres avait initié le projet d’harmonisation, lancé le 29 janvier et validé à douala, au Cameroun. «Ce projet a abouti à la recommandation N° 25 du 23 février et adopté à Niamey, portant sur les dispositions applicables à la gestion techniques des branches dans les organismes de prévoyance sociale des Etats membres». Pour sa part, le directeur général de la caisse de sécurité sociale, Iba Guèye, a indiqué que les maladies professionnelles, qui constituent un volet de la branche des accidents du travail/maladies professionnelles, comme le prévoit la Convention N° 102 de l’Oit «ne sont pas suffisamment prises en charge». La santé au travail, un investissement productif En outre, il a ajouté «qu’une gestion maîtrisée de la sécurité sociale, particulièrement des conséquences des risques professionnelles qui affectent notre population, participe à la lutte contre la pauvreté et la précarité». Le secrétaire général de la Cnts et président du conseil d’administration de l’Ipres, Mody Guiro, a invité à travailler à minimiser les risques de maladies sur les lieux de travail car «la santé au travail, est un investissement productif». Son collègue Mamadou Racine Sy, Pca de la Caisse de sécurité sociale a loué la tenue de cet atelier, non sans indiquer que c’est un cadre de formation qui épouse parfaitement les objectifs assignés à leurs institutions (Css et Ipres). Il a aussi dit son souhait de voir les conclusions de l’atelier de Dakar, permettre la promotion d’un système harmonisé de gestion des maladies professionnelles. Cette rencontre prendra fin le 17 novembre prochain. Babacar DIENG Le Soleil
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