| L’activité économique, mesurée par l’Indice Général d’Activité (Iga), proxy du Pib hors agriculture, amorce une reprise de 5,3% en juillet 2011, après la baisse de 1,5% relevée au mois dernier, du fait de la bonne tenue des activités enregistrée dans le secondaire (7,1%) et le tertiaire (4,5%). La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) qui l’a souligné dans sa dernière note, relève cependant que les activités du primaire et de l’administration publique n’ont évolué que de 1,0% et 0,4%. En glissement annuel, note la même source, une hausse de 7,5% a été relevée. |
La Direction de prévision et des études économiques (Dpee) dans sa dernière de conjoncture, confie que l’emploi salarié dans le secteur moderne a accusé une baisse de 0,4% en juillet 2011, par rapport au mois précédent. Elle impute cette baisse au repli du tertiaire de 0,9%, atténué par la hausse de 0,4% du secondaire. En glissement annuel, affirme la même source, « l’emploi salarié a progressé de 1,2% du fait de la hausse cumulée de 0,9% et de 1,5% enregistrée respectivement au niveau du secondaire et du tertiaire ». La Dpee relève, par contre, que les prix à la consommation ont enregistré une hausse de 0,4% en juillet 2011 consécutive à l’appréciation de 1,8% des prix des « produits alimentaires, boissons non alcoolisées ». Par rapport à la même période de l’année précédente et en moyenne sur les sept premiers mois de l’année 2011, ajoute la Dpee, « les prix à la consommation ont progressé respectivement de 3,2% et de 3,9% ». Sur cette même dynamique, la même source confie que la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise a connu une amélioration de 0,4%, en juillet 2011, en variation mensuelle, du fait de la dépréciation du franc Cfa de 1% par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux, atténuée par le différentiel d’inflation défavorable de 0,6%. En revanche, en glissement annuel, note la même source, comme en moyenne sur les sept (7) premiers mois de 2011, des pertes de compétitivité estimées à 1,6% et 1% sont respectivement notées. La Dpee avance que les échanges commerciaux ont été marqués, sur les sept premiers mois de 2011, par une hausse des exportations de 19,1% et une légère baisse de 0,2% des importations. Ainsi, le solde de la balance commerciale est estimé en déficit de 15,5%. Cette même embellie est relevée dans l’exécution budgétaire sur les sept premiers mois de l’année 2011 qui a été caractérisée par une progression « assez satisfaisante » du recouvrement des recettes budgétaires ainsi qu’une hausse maîtrisée des dépenses publiques. En effet, selon la Dpee, « les recettes budgétaires sont évaluées à 791,8 milliards contre 745 milliards sur la même période en 2010, soit une hausse de 6,3% en glissement annuel ». Quant aux «dépenses totales et prêts nets», poursuit la même source, ils ont progressé de 8,2% par rapport à la même période de 2010 pour s’établir à 1009,1 milliards. Ainsi, le solde global (dons compris) est ressorti en déficit de 148,8 milliards à fin juillet 2011 contre un déficit de 102,5 milliards un an auparavant. La Dpee fait savoir que la situation estimée des institutions monétaires à fin juillet 2011, comparée à celle de la même période de 2010, fait ressortir une augmentation des avoirs extérieurs nets de 7,6 milliards ou 0,8%, un renforcement du crédit intérieur de 216,9 milliards ou 13,1% et, en contrepartie, une expansion de la masse monétaire de 234,7 milliards ou 9,9%. Auparavant, la Dpee dans sa dernière note de conjoncture, a relevé que « la croissance de l’économie mondiale, au terme de la première moitié de 2011, est estimée à 4,2% à l’horizon de la fin d’année après 5,1% en 2010 ». Avant de confier que la progression de l'inflation s’est généralisée à l’échelle mondiale, mais reste différenciée entre les pays avancés et les pays en développement. Elle n’a pas manqué de rappeler que le marché financier international a été secoué par la crise des dettes souveraines, tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Sur le marché des matières premières, précise t-elle, les cours des denrées alimentaires sont restés considérablement élevés par rapport à la même période un an auparavant, malgré le repli observé depuis février 2011. En effet, selon la Banque mondiale, l’indice global des prix alimentaires a progressé de 33%, en glissement annuel, même si un recul de 5% est noté entre février et juillet 2011. |